3 ans après mon arrivée à Bordeaux, j’ai bien changé.

Déjà, j’ai eu deux bébés, ce qui occupe pas mal mes journées – vous l’aurez remarqué à la fréquence de mes billets sur ce blog (oups) et à mon manque de rigueur dans les réponses à vos nombreux commentaires (re-oups).

Passons sur les autres points (qui ne vous intéresseront probablement pas) pour aller à l’essentiel : le changement le plus important concerne mon mode de vie. En effet, si j’avais commencé à ralentir à bien des égards bien avant mon départ de Paris, la transition n’est véritablement en cours que depuis notre débarquement bordelais. C’est que Bordeaux change aussi, et si certaines évolutions sont probablement regrettables, j’en épouse volontiers d’autres. En somme, je ralentis, et ça fait du bien.

Bien sûr, je suis LOIN TRES LOIN d’être devenue une référence écolo / zéro-déchet / éthique. Je ne suis même pas sûre de souhaiter le devenir. Je constate simplement que Bordeaux devient un environnement où ces initiatives peuvent véritablement s’épanouir et m’en réjouis.

Et je suis désormais plus que convaincue, comme le rappelle régulièrement i-boycott, que chaque fois que nous dépensons de l’argent, nous votons pour le type de monde que nous voulons.

Partant de là, je vous propose une série de trois billets thématiques parfois un peu girly (mais je l’espère toujours bien pratiques) en espérant faire au passage un peu de pub à ces initiatives qui le méritent bien (contenu 100% non sponsorisé, comme d’habitude).

Episode 1 : aujourd’hui, parlons fringues, parlons pompes, parlons mode.

Mode éco-responsable, mode éthique, slow fashion, de quoi parle-t-on ?

Le constat est le suivant, nous le savons tous, choisissons souvent de l’ignorer : en gros, la majeure partie de nos vêtements et accessoires sont produits à des milliers de kilomètres par des ouvriers sous-payés dans des conditions de travail abominables et le processus pollue A FOND leur environnement (et le nôtre).

Allons-y gaiement. En France, moins d’un quart des vêtements sont recyclés alors que chaque Français dépense en moyenne 114 euros de vêtements par an qu’il ne portera jamais (tu le vois, le petit haut qui finalement ne tombe pas bien / qu’est-ce qui m’a pris / nan mais je le mettrai plus tard ?).

Quelques documentaires pour se prendre une bonne claque : The True Cost (dispo sur Netflix), Vêtements, n’en jetez plus (dispo sur YouTube), plus récemment Cash Investigation : coton, l’envers de nos tee-shirts (également dispo sur YouTube). J’ai pleuré plusieurs fois et cela fait plusieurs mois que j’ai du mal à mettre les pieds chez Zara et consorts.

Sauf que du coup, je fais quoi ? Je ne m’habille plus ? Je rafistole mes chaussures avec du vernis colle ? Et mes bébés, je les emballe dans une serviette en lin ou en bambou et roule ma poule ? Je ne crois pas.

Pour commencer, la perle, la pépite, la référence pour s’informer, j’ai nommé la plateforme SloWeAre qui fourmille de clés en la matière et surtout d’un précieux carnet d’adresses (marques, points de vente physiques, e-shops).

La marque LOOM propose aussi des bandes dessinées bien foutues par ici : « Ce t-shirt a une histoire de ouf« , « Trop de soldes » et « La fin des collections« .

La slow fashion (mode lente), si je devais résumer, c’est tout simplement acheter moins mais mieux – en tous cas différemment.

Les critères varient et selon vos priorités, vous en privilégierez probablement davantage certains : éthique, transparence, fabriqué en France, fabriqué en Europe, vegan, écologique, recyclé, upcyclé, zéro déchet, seconde main, commerce équitable, etc.

Au final, le budget mensuel ou annuel sur le poste « mode » est équivalent, promis. Il s’agit seulement de le dépenser autrement : moins de pièces mais de meilleure qualité et/ou garantissant à TOUTE la chaîne de production et de distribution une rémunération juste. S’habiller l’esprit tranquille en somme.

Et puis si tu adoooores faire du shopping, continue hein, moi ça me va. Peut-être découvriras-tu ici de nouveaux terrains de jeu 🙂

Et donc, j’achète où ?

Si comme moi vous aimez toucher ou essayer avant d’acheter et/ou que vous êtes nulle pour repérer les dates de vide-dressings, BIENVENUE. Je ne vous cache pas que j’ai bien galéré pour répertorier les adresses qui suivent, j’espère qu’elles vous serviront !

(Par ordre alphabétique, pas de jaloux)

Points de vente mode éthique / mode éco-responsable

Certaines de ces boutiques proposent aussi de la déco, certaines ne proposent pas que de la slow fashion, toutes sont situées à Bordeaux et ont leur place ici. 

Nom Adresse Type
Archibald & Zoé 26 rue du Parlement Saint Pierre Vêtements et accessoires femme
Being Human 6 place Fernand Lafargue Vêtements homme
Betty Boom 15 rue du Temple Vêtements et accessoires femme
Bonne Gueule 3 place Puy Paulin Mode hommes

Comptoir St Rémi

58 rue St Rémi

Vêtements et accessoires

Do you speak français 93 rue Notre Dame Fabriqué en France
Ekyog 82 rue de la Porte Dijeaux Vêtements femme
Ex aequo 16 rue des Bahutiers Sportswear & décoration
L’Echoppe LABL 39 rue de Cheverus Vêtements, accessoires et chaussures hommes et femmes
Les Filles à l’Ouest Centre Commercial Saint-Christoly 17, rue Père Louis de Jabrun 7 créatrices de Gironde, créations originales : vêtements femmes, bijoux et accessoires, petite décoration
SPECIMEN Officine collective de créateurs 11 rue du Mirail une vingtaine de créateurs de Bordeaux et d’ailleurs dans une boutique associative.
Skunk Funk 3 rue de la Merci Vêtements et accessoires femmes
Somewhere 16 cours de l’intendance Vêtements et accessoires hommes et femmes

Façade Le Comptoir Saint Rémi Pourquoi Bordeaux  Image Le Comptoir Saint Rémi vêtements Pourquoi Bordeaux Image Le Comptoir Saint Rémi enfants Pourquoi Bordeaux Photos prises au Comptoir Saint-Rémi 

[…]

Pour lire la suite de l’article sur Pourquoi Bordeaux, c’est ici.